Une étude mondiale suggère qu’on atteint son pic de douleur plus tôt dans la vie qu'on pourrait s'y attendre
Selon une nouvelle étude dirigée par des chercheurs de l’Université McGill, la douleur augmente le plus fortement avant l’âge de 55 ans – plutôt qu’à un âge plus avancé, comme on pourrait s’y attendre.
Publiée dans Nature Medicine, l’étude a analysé des données autodéclarées sur la douleur provenant de plus de 6,1 millions de personnes dans 118 pays et territoires.
L’analyse montre que les différents types de douleur n’évoluent pas tous de la même façon au cours de la vie. Les maux de tête et les douleurs abdominales tendent à culminer relativement tôt, tandis que les douleurs au dos, aux hanches et aux genoux augmentent avec l’âge. Globalement, c’est avant 55 ans que les personnes rapportent leur plus haut niveau de douleur.
Les femmes ont déclaré davantage de douleur que les hommes à presque tous les âges. Les chercheurs ont également constaté que les personnes vivant dans des pays moins industrialisés rapportaient des niveaux de douleur plus élevés que celles vivant dans d’autres pays, un résultat qui contraste avec certaines estimations mondiales précédentes, qui suggéraient l’inverse.
L’étude établit également une référence mondiale en matière de douleur. À l’image des courbes de croissance utilisées par les pédiatres pour suivre la taille et le poids des enfants, cette référence permet aux chercheurs de comparer les niveaux de douleur d’une personne à la moyenne mondiale pour des individus du même âge et du même sexe.
Cette référence pourrait aider les chercheurs à mieux suivre la douleur et à la prévenir plus tôt dans la vie.
À propos de l’étude
« Global and regional reference curves for pain across the lifespan in 6.1 million individuals in 118 countries », par Matt Fillingim, Etienne Vachon-Presseau et coll., a été publié dans Nature Medicine.
Cette recherche a été financée par les Instituts de recherche en santé du Canada, le Fonds de recherche du Québec – Santé, le Réseau québécois de recherche sur la douleur, les Subventions Louise et Alan Edwards pour la recherche sur la douleur ainsi que la Fondation Louise et Alan Edwards.
