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L’Université McGill recrute six scientifiques de renom grâce à un programme fédéral de 1 milliard de dollars

Les nouvelles chaires de recherche du Canada Eddie Goldenberg en biologie de l’ARN, en génie, en politiques publiques numériques, en chimie durable et en résilience climatique viennent affermir que l’Université McGill est une université de recherche de calibre mondial
Publié: 27 August 2026

Le 27 août 2026 – Chloé Arson, Tomislav Friščić, Julie Lockwood, Sameer Sonkusale, Phillip Zamore et Ethan Zuckerman sont les titulaires des premières chaires de recherche du Canada Eddie Goldenberg de l’Université McGill. Étayées par une enveloppe fédérale de 52 millions de dollars sur huit ans, ces nominations s’appuient sur l’excellence avérée de l’Université McGill en recherche dans les domaines de la santé, des systèmes de développement durable et des politiques publiques.

  • Chloé Arson se joint à la Faculté de génie de l’Université McGill, après avoir occupé un poste à l’Université Cornell, pour poursuivre sa recherche de pointe en géomécanique, en endommagement et cicatrisation des roches ainsi qu’en exploration souterraine assistée par l’IA. En faisant progresser les connaissances sur l’énergie géothermique, la production d’hydrogène géologique et le stockage souterrain d’énergie, elle œuvre pour le passage aux énergies propres. Lauréate des bourses CAREER et BRITE de la National Science Foundation des États-Unis, elle fera rayonner encore davantage le Canada comme chef de file en développement durable des ressources, en sécurité énergétique et en adaptation aux changements climatiques.
  • Tomislav Friščić, un ténor mondial de la chimie verte et durable, revient à la Faculté des sciences de l’Université McGill après avoir occupé un poste à l’Université de Birmingham. Grâce à ses travaux de recherche novateurs et à ses nombreux partenariats avec le privé dans les secteurs pharmaceutique, minier et métallurgique ainsi que le secteur des matériaux de pointe, il fait progresser la production chimique sans solvants, économe en énergie et en ressources. Il contribue ainsi à accélérer l’adoption de solutions issues de la chimie verte et stimule la croissance économique au Canada.
  • Julie Lockwood, écologiste de renommée mondiale, se joint à la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’environnement de l’Université McGill après avoir enseigné à l’Université Rutgers. Ses recherches, qui portent sur les interactions entre les changements environnementaux et les espèces envahissantes, renforceront la biosécurité et la résilience du Canada face aux changements climatiques, en plus de protéger la biodiversité et les écosystèmes contre les menaces environnementales émergentes. La professeure Lockwood est membre de l’American Association for the Advancement of Science et de l’Ecological Society of America.
  • Sameer Sonkusale rejoint la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université McGill après avoir occupé un poste à l’Université Tufts. Entrepreneur et expert mondial des instruments médicaux bio-intégrés, il a mis au point des dispositifs primés – portables, transdermiques et ingérables –, détient 56 brevets et a fondé trois jeunes pousses dans le secteur des technologies médicales. Ses travaux sur la médecine de précision en boucle fermée viendront accroître les capacités du Canada en santé numérique, en diagnostic ainsi qu’en prise en charge des maladies chroniques. Ceux-ci aideront à améliorer la santé de la population canadienne. Le professeur Sonkusale est membre de l’American Institute for Medical and Biological Engineering et membre émérite de la National Academy of Inventors.
  • Phillip Zamore se joint à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université McGill après avoir occupé un poste à la Chan Medical School de l’Université du Massachusetts. Il collaborera à l'initiative De l’ADN à l’ARN (D2R) de McGill. Sa brillante carrière en biologie de l’ARN et applications thérapeutiques connexes s’étend sur 40 années, jalonnées de découvertes ayant mené à des traitements novateurs pour des maladies touchant l’être humain. En 2023, il a été admis au sein de l’American Academy of Arts & Sciences ainsi que de la National Academy of Sciences et de la National Academy of Medicine des États-Unis. Ses travaux contribueront à l’essor des traitements à base d’ARN, de la recherche sur l’infertilité et des sciences de la vie translationnelles au Canada.
  • Ethan Zuckerman, un chercheur réputé dans le domaine des médias, rejoint l’École de politiques publiques Max-Bell de la Faculté des arts de l’Université McGill, en provenance de l’Université du Massachusetts à Amherst. Le professeur Zuckerman est considéré par la revue Foreign Policy comme l’un des grands penseurs de notre monde. Comme chercheur, il s’intéresse au cosmopolitisme numérique, notamment à l’influence des grandes plateformes technologiques sur le débat public, la participation à la vie démocratique et les espaces citoyens en ligne. Son travail contribue à l’élaboration de politiques numériques fondées sur des données probantes, à une gouvernance transparente de l’IA et à la responsabilisation des plateformes.

Ces nominations s’inscrivent dans le cadre du programme fédéral des chaires de recherche ayant une valeur de 1 milliard de dollars qui vise à attirer au pays des chercheurs de haut niveau dans des domaines stratégiques prioritaires pour le Canada. Le programme repose sur l’idée que le recrutement de talents à l’étranger produit des retombées au Canada : les titulaires de chaires y constituent leurs équipes de recherche, forment la prochaine génération de chercheurs canadiens et établissent des partenariats entre établissements et avec divers secteurs d’activité.

En accueillant ces titulaires de chaires de recherche du Canada Eddie Goldenberg, l’Université McGill vient enrichir une communauté de recherche déjà exceptionnelle au Québec et dans l’ensemble du Canada et met cette expertise collective au service des grands enjeux mondiaux. Grâce aux excellents résultats qu’elle a obtenus lors de cette première phase, l’Université McGill démontre sa capacité à recruter et à épauler des chercheurs de renommée mondiale, qui contribueront à renforcer des secteurs d’activité au Québec et partout au Canada.

Citations

« La nomination des professeurs Chloé Arson, Tomislav Friščić, Julie Lockwood, Sameer Sonkusale, Phillip Zamore et Ethan Zuckerman illustre la capacité du Canada et de l’Université McGill à attirer les meilleurs talents du monde, dont les travaux façonneront notre avenir collectif. En étroite collaboration avec le gouvernement du Canada, nous recrutons des spécialistes dans des domaines où McGill possède déjà une expertise reconnue, qu’il s’agisse de la thérapeutique, des systèmes de développement durable ou encore des politiques publiques numériques. Leurs travaux permettront de faire progresser la recherche au bénéfice de la population canadienne, de renforcer l’ensemble de l’écosystème universitaire québécois et d’accroître le rayonnement du Canada sur la scène internationale. »

Deep Saini, recteur et vice-chancelier, Université McGill

« Cette annonce marque bien plus que l’arrivée de six chercheurs de renommée internationale. En plus de poursuivre leurs travaux de recherche novateurs, les titulaires des chaires de recherche Eddie Goldenberg formeront et accompagneront la relève scientifique canadienne. Leurs étudiants à la maîtrise et au doctorat ainsi que leurs boursiers postdoctoraux seront formés par des sommités dans leur domaine. Ce sera là l’un des legs les plus importants et les plus durables de ce programme. Les chercheurs en début de carrière recrutés dans le cadre du programme Leaders émergents apprendront énormément aux côtés de ces experts de renom. L’octroi de ces chaires rappelle le rôle fondamental des universités : faire progresser les connaissances et les transmettre d’une génération à l’autre. »

Angela Campbell, provost et vice-rectrice principale aux études, Université McGill

« En attirant des chercheurs d’exception à McGill, nous faisons plus que renforcer notre écosystème de recherche : nous créons des conditions propices à l’ancrage de nouveaux partenariats, à la mise en place de nouveaux secteurs d’activité, à l’ouverture de perspectives économiques et à la concrétisation des découvertes. À l’heure où le Canada doit renforcer considérablement sa capacité à faire de l’excellence en recherche un outil d’innovation et de prospérité, ces six chaires de recherche du Canada Eddie Goldenberg viendront catalyser cette transformation au Québec et au Canada et, par le fait même, apporter des bienfaits concrets à la société. C’est avec grand plaisir que je souhaite la bienvenue à nos nouveaux chercheurs. »

Dominique Bérubé, vice-rectrice à la recherche et à l’innovation, Université McGill

Faits saillants

  • L’Université McGill a recueilli des dons d’une valeur de plus de 10 millions de dollars en prévision de l’arrivée de la première cohorte de titulaires de chaires de recherche Eddie Goldenberg. Cette somme, qui sera consacrée notamment à la réalisation de projets de recherche, à l’achat d’équipement de laboratoire et à appuyer d’autres besoins liés à la recherche, vient s’ajouter aux fonds fédéraux octroyés à l’Université au titre du programme.
  • Le Programme des chaires de recherche Eddie Goldenberg, autrefois appelé « Programme des chaires de recherche Impact+ », est un investissement ponctuel d’environ 1 milliard de dollars du gouvernement du Canada. Administré par les trois organismes fédéraux de financement de la recherche, il vise à recruter dans les universités canadiennes des chercheurs en poste à l’étranger. Au terme d’un concours, les établissements retenus reçoivent un financement de 4 ou de 8 millions de dollars par chaire, réparti sur huit ans. L’Université McGill pourrait solliciter jusqu’à 200 millions de dollars sur huit ans, soit la deuxième plus importante enveloppe de financement du programme.
  • Le recrutement a été orienté vers les domaines de recherche prioritaires définis par le gouvernement du Canada : les technologies numériques de pointe (intelligence artificielle, science quantique et cybersécurité), la santé (y compris les biotechnologies), les technologies propres et les chaînes de valeur des ressources, l’environnement, la résilience climatique et l’Arctique, la sécurité alimentaire et hydrique, la résilience démocratique et communautaire, la fabrication et les matériaux de pointe ainsi que les technologies de défense et à double usage.
  • L’Université McGill recrutera six chercheurs en début de carrière dans le cadre du programme Leaders émergents Impact+ Canada.
  • Une deuxième phase d’octroi de chaires de recherche Eddie Goldenberg est prévue au cours des mois à venir.

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